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Les habits secs |
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L’habit sec étant l’habit le plus chaud utilisé en plongée loisir, et les eaux des Escoumins étant les plus froides du monde, il est normal que les plongeurs du Québec soient des spécialistes de l’habit sec. Dans toutes les autres provinces du Canada et ailleurs dans le monde, l’habit sec est réservé aux plongeurs avancés. Cependant, il n’est pas plus difficile d’apprendre à bien contrôler sa flottabilité en habit sec qu’en habit humide, particulièrement lors des premières plongées. La position du plongeur « dry » est légèrement différente du plongeur « wet ». Pour plus de confort, les épaules sont toujours plus élevés que les genoux et ceux-ci sont pliés afin de conserver un peu d’air dans les bottes. Cette position n’est pas un idéal hydrodynamique, mais elle est très confortable. Nous croyons que le privilège de l’habit sec ne doit pas être réservé aux plongeurs de niveaux supérieurs et qu’une plongée plaisante passe par la sécurité et le confort.
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Il y a 2 grandes familles d’habits secs : les néoprène et les autres… Le néoprène est un caoutchouc plus ou moins épais rempli de bulles ou de micro bulles, recouvert des deux cotés d’une enveloppe de nylon. C’est un habit chaud, conçu pour nos conditions nordiques, quoique la présence de bulles implique que le tissus est comprimé sous pression et que l’épaisseur diminue avec la profondeur. ( et sa capacité isolante aussi). Les autres types d’habits secs, le Viking, le bi-laminé ou le tri-laminé, ne sont que des enveloppes et n’offrent aucune propriété isolante. Ce sont des habit plus résistants, plus durables, plus faciles à rincer mais plus dispendieux. Puisque leurs propriétés isolantes ne diminuent pas avec la profondeur, ( le sous-vêtement seul offre l’isolation et la conservation de la chaleur corporelle) il est préféré par plusieurs plongeurs techniques. Les plongeurs mordus, eux, considèrent sa grande durabilité et sa facilité de réparation lors de l’achat. Le but d’un habit sec étant de protéger de l’eau, pas du froid, il faut porter un vêtement chaud sous l’habit. Le polar, le drytech, le thinsulate sont efficaces et abordables. La laine et le coton sont moins recommandés. Assurez-vous d’avoir un habit suffisamment grand pour que vos mouvements ne soient pas restreints. La technique de l’oignon ne se dément pas et plusieurs combinent un vêtement collé sur le corps et un autre plus épais par dessus. Les composantes a) Joints d’étanchéité : Afin d’être étanche, l’habit doit être muni de joints d’étanchéité (ou seal) aux poignets et au cou. Il y a deux sortes de « seals » : en néoprène ou en latex. Le latex est un fin caoutchouc qui colle bien à la peau. Il est facile à enfiler mais fragile et très froid : seule cette mince pellicule protège de l’eau à zéro degré. Le plongeur en eau froide doit prévoir un cache-cou et bien ajuster ses mitaines pour éviter le triangle « peau-latex-eau » Les « seals » en néoprène sont plus répandus pour les plongées en eaux froides. C’est la partie non recouverte de nylon qui doit être directement sur la peau. Il y a deux sortes de « seals » en néoprène : réversible ou non. Les « seals » non réversibles nécessitent habituellement l’application de silicone liquide pour aider à passer le poignet. Les « seals » réversibles sont plus faciles à enfiler et sont donc moins sujet à briser les coutures qui les retiennent à l’habit. Enfin, les poignets avec cerceau, type Viking, permet l’utilisation de gants ou mitaines étanches. Cependant, l’installation des mitaines est beaucoup plus difficile et demande l’aide d’un copain pour sa réalisation la plupart du temps. b) La fermeture éclair : c’est une fermeture éclair étanche qui nous permet d’entrer dans l’habit. Pour demeurer étanche, on doit éviter d’y coincer les vêtements, du sable ou autres saletés, de la plier, de la tordre ou de la forcer. Il est préférable de bien lubrifier la fermeture éclair avec de la cire ou de la paraffine. Lors du transport de l’habit, la fermeture éclair devrait être fermée, pour éviter tout incident. Règle générale, le manufacturier fournit un sac de transport à l’achat d’un habit. Lorsqu’il en est ainsi, que l’habit est bien roulé à l’intérieur de son sac protecteur, ne fermez plus la fermeture éclair. Vous userez la fermeture deux fois moins vite. c) Les valves : Afin d’éviter le plaquage de l’habit et de compenser la perte ou l’augmentation du volume dû à la variation de pression, une valve située sur le sternum est relié à la bouteille pour ajouter de l’air et une autre située sur le bras gauche sert à évacuer l’air de l’habit. Ces valves sont généralement en plastique. Évitez les chocs et les saletés, lubrifiez-les à l’aide de silicone de temps à autre et les valves seront aussi durables que l’habit. Votre habit sec est compatible avec toutes vos plongées ( sauf celles dans les caraïbes…). Il suffit d’ajuster son sous-vêtement en fonction de la température de l’eau pour le rendre très polyvalent. N’hésitez pas à essayer plusieurs sortes d’habits avant de faire votre choix. Considérez le nombre et le type de plongées que vous prévoyez faire annuellement lors de l’achat, l’entretien et la facilité de réparation, et questionnez les plongeurs sur leurs habits, cela vous aiguillera sur votre habit idéal. Bonnes plongées, Chantal
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